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La grande semaine de Félix – Tennis Canada

La grande semaine de Félix – Tennis Canada


Félix ici, Félix là, Félix partout.

Alors qu'il se dit lui-même calme et serein — et c'est le plus important —, les partisans fébriles comptent les heures jusqu'à ce que la sixième tête de série de l'Omnium Banque Nationale présenté par Rogers monte sur scène mercredi, dans un Stade IGA qui sera emballé jusqu'aux chevrons.

Mais d'abord, il faut déterminer son adversaire entre le n°54 Yoshihito Nishioka, finaliste inattendu à Washington la semaine dernière, et le n°104 Benoît Paire.

Pour rendre l'attente un peu plus supportable, nous avons demandé à quatre experts de s'appuyer sur leur expertise et de scruter leur boule de cristal pour nous dire comment ils pensent que se déroulera la semaine de Félix. Il s'agit d'Eugène Lapierre, vice-président principal de Tennis Canada et directeur de l'Omnium Banque Nationale de Montréal; Réjean Genois, premier Canadien dans le Top 100 ATP et président de Tennis Québec pendant 33 ans; Jacques Hérisset du Club Avantage où Félix a appris les bases et Martin Laurendeau, capitaine de longue date de l'équipe canadienne de la Coupe Davis.

Jusqu'où ira Félix ?

EUGENE LAPIERRE: Pour l'instant, je veux juste que Félix passe le premier test, et après on verra. Le tirage au sort que tout le monde disait en sa faveur vendredi a changé. Il jouera le vainqueur entre Benoît Paire et Yoshihito Nishioka, qui aurait dû passer par les tours de qualification mais a obtenu une exemption car il était en finale à Washington. Il a perdu contre Kyrgios et a éliminé Brooksby, de Minaur, Khachanov et Evans, dans cet ordre. Féix ne saura pas qui est son adversaire avant mardi soir (Nishioka a gagné le plus de repos possible après sa course à Washington !).

RÉJEAN GENOIS: Je pense que Félix va gagner son premier Masters ici à la maison, devant ses fans.

JACQUES HERISSET: J'espère qu'on verra Félix en quarts, d'autant plus que j'ai des billets pour les deux séances de vendredi.

MARTIN LAURENDEAU: Félix avait bonne mine quand je l'ai croisé dans le vestiaire. Il faudra voir. Il y a quelques lacunes dans le tirage au sort. Cela dit, avec un premier match, il vaut toujours mieux pécher par excès de prudence.

Qu'a-t-il à faire de bien et de mieux à Montréal?

EUGENE LAPIERRE : Rester calme, être patient dans les échanges, compter sur la puissance naturelle de ses coups pour écraser ses adversaires, tout comme il nous l'a montré au printemps dernier.

RÉJEAN GENOIS: Il a besoin de bien servir car son service - et surtout son premier service - est devenu l'un des meilleurs du jeu.

JACQUES HERISSET : Son service, qui est son arme, doit fonctionner pour qu'il puisse enchaîner avec le coup droit et capitaliser sur les balles de break pour que les choses ne s'éternisent pas.

MARTIN LAURENDEAU: Il a suffisamment d'expérience et doit utiliser ses schémas de jeu pour frapper de bons coups. Ce sera intéressant de voir combien de temps il passe à la ligne de fond et au filet. Je ne dis pas qu'il devrait se précipiter, mais remonter le terrain lui donnera plus de vitesse. Les surfaces ne sont ni rapides ni lentes. Félix devrait aimer ça.

La pression est-elle une motivation ou une préoccupation ?

EUGENE LAPIERRE: D'abord et avant tout, la pression vient des attentes extérieures - des fans, des médias et de tout le monde autour. Et il y a beaucoup d'attentes à Montréal. C'est un peu différent de la pression qui accompagne la réalité d'entrer sur le court central de Roland-Garros ou de Wimbledon, mais il y a quand même des similitudes. Il doit retrouver le calme, la sérénité et la confiance dont il a fait preuve en début d'année.

RÉJEAN GENOIS: Je pense qu'il va bien gérer la pression. Il a joué un super match en cinq sets contre Nadal à Roland-Garros, donc il peut gérer la pression.

JACQUES HERISSET: J'aime la façon dont Sam (le père de Félix) pense : que le plus important est de s'améliorer avant de viser le n°1 et de gagner un Grand Chelem, et Félix le comprend très bien.

MARTIN LAURENDEAU: Avec ses apparitions en Grand Chelem, en tant que tête de série lors de tournois et en Coupe Davis, Félix a déjà connu pas mal de situations à haute pression. Il n'en est plus au stade de perdre ses repères. Les attentes, aussi élevées soient-elles, peuvent être un moteur.





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